J'me s0uviens de t0ut. J'me s0uviens c0mme 0n était pr0ches, c0mme 0n se v0yait se presque t0us les j0urs. J'me s0uviens des c0ups d'fil à l'impr0viste p0ur se v0ir. De t0utes ces discuti0ns sur msn jusqu'à pas d'heures pendant les vacances, quand tu étais si l0in. J'me s0uviens de t0us ces m0ments chez m0i. C0mme 0n aimait se faire peur, t0us ces m0ment qu'0n a passé m0rtes de peur s0us la c0uette. J'me rappelle du champs avec les taureaux, tu me faisait cr0ire que quelqu'un n0us 0bservait dans la v0iture...Et tu finissait par av0ir peur t0i aussi. Al0rs 0n rangeait n0s vél0s et 0n rentrait g0ûter. J'me rappelle de t0utes ces heures qu'0n a passé à faire du vél0. J'me s0uviens de ta blague avec le scarabé...Je me rappelle t0uj0urs 0ù il est enterré, et à chaque f0is que je passe devant j'y pense. J'me s0uviens du p'tit parc qu'il y a derrière la mais0n. J'me s0uviens de t0utes les parties de pétanques qui s'y dér0ulaient. Et j'me s0uviens que pendant ce temps là 0n dessinait par terre. J'me rappelle c0mme 0n était t0utes sales après. J'me s0uviens de la cabine téléph0nique de la rue, et c0mme 0n avait eu peur quand 0n avait essayé d'appeler sans carte et que quelqu'un avait déccr0cher. J'me s0uviens des blagues au téléph0ne, quand 0n attendait impatiement minuit pour qu'Il t'appelle, et qu'0n finissait par s'end0rmir avant. J'me s0uviens de c'qu'0n s'disait à chaque f0is " B0n, la première qui se réveille, réveille l'autre 0kay ? ". J'me s0uviens c0mme 0n passait du temps à j0uer aux chevaux, avec Epine. Et si c'était pas sur la table, c'était deh0rs, dans la c0urs avec n0tre haras imaginaire. J'me s0uviens c0mme 0n aimait les chevaux. 0n y j0uait sans cesse, quand 0n était pas au club. Et du club, je m'en rappelle chaque c0nc0ur nati0nal. C'était n0tre m0ment préféré de l'année. Et c0mme 0n était fan du palfrenier...J'me s0uviens c0mme tu me c0ns0lait quand je t0mbais. J'me rappelle aussi cette semaine qu'0n avait passé au b0rd de la mer à faire de l'équitati0n. C0mme 0n avait fr0id le s0ir, c0mme 0n était t0us c0llés les uns aux autres aut0ur du feu de camps, à ce rac0nter des hist0ires. Et t0utes ces parties de v0lley en pleine nuit... J'me s0uviens c0mme 0n aimait se glisser en cachette dans le s0us-s0l p0ur Lui faire peur. C0mme 0n était m0rte de rire. C0mme 0n se faisait t0uj0urs remarquer, engueler et c0mme 0n repartait en c0urant, pleurant de rire. J'me s0uviens de t0us n0s f0us-rire. C0mme il suffisait que n0s regards de cr0isent pour que ça démarre. C0mme 0n se faisait engueler à table à cause de ça. Et c0mme 0n se d0nnait, discrètement, des c0ups de pieds s0us la table p0ur p0usser l'autre à rig0ler...C0mme j'en suis t0mbée de ma chaise. J'me s0uviens de ton PC, de Mari0 et du grizzli. C0mme ça a été la cause de n0s n0mbreux f0us -rire. J'me rappelle c0mme tu aimait me faire rire, c0mme tu faisait t0ut p0ur ça. Tu étais la Reine des c0nneries. J'me s0uviens c0mme 0n se disputait p0ur sav0ir qui serait la première à reçev0ir le sucre imbibé de vin...Et c0mme 0n ad0rait ça. J'me s0uviens, le s0ir, de t0utes les missi0ns discreti0n qu'0n se faisait, malgrès le fait que l'0n tremblait de peur dans le n0ir. Et c0mme ça n0us faisait rire. J'me s0uviens, c0mme si c'était hier, quand 0n regardait un film, je La distrayais pendant que tu allais chercher à manger. Puis tu revenais et tu me passais la nourriture s0us la table. J'me s0uviens, la nuit, c0mme 0n frappait c0ntre le mur p0ur c0mmuniquer. Et c0mme 0n se faisait engueler, enc0re, quand 0n d0rmait ensemble...T0uj0urs à parler et rire. J'me s0uviens du week-end que j'avais passé chez t0i, et de la fête du cheval le lendemain. J'me s0uviens même qu'0n avait regarder Triple X. Tu v0is, j'me s0uviens de chaque m0ment passé avec t0i. C0mme j'te tr0uvais belle, c0mme tu étais m0n m0dèle. J'me s0uviens de t0utes ces lettres qu'0n s'écrivait. Tu étais t0uj0urs là p0ur m0i. J'me s0uviens, quand j'ai cru qu'Elle allait m0urir, c0mme tu m'as c0ns0lée al0rs que j'étais en pleurs. J'me rappelle c0mme je t'étais indispensable...C0mme je n'imaginais pas ma vie sans t0i. Mais j'me s0uviens aussi c0mme t0ut à changer...C0mme j'me suis sentie seule, l'année d'après, quand tu n'étais plus là. J'me s0uviens en av0ir pleuré des nuits entières. Mais j'me s0uviens pas p0urqu0i. P0urqu0i t0ut à changer.
J'aimerais tell'ment p0uv0ir revenir en arrière. A cette ép0que, 0ù tu0t était beau, 0ù t0ut était grand. 0ù 0n s'm0quait de l'avenir. De t0ute faç0n, 0n savait même pas qui s'était celui-là. 0ù Il était enc0re là, à travailler au s0us-s0l. 0ù tu étais t0uj0urs là p0ur m0i.
Je sais pas p0urqu0i j'ai parlé de t0ut ça. J'avais pas l'intenti0n d'écrire sur t0i tu sais ? Ca fait des années que je n'ai presque pas pensé à t0i... Bien sûr que n0n, tu ne sais pas. Dailleurs, tu ne le verra même pas cet article. Mais c'est pas grave. J'me suis s0uvenue de t0ut ça, et j'ai eu bes0in d'écrire. De t0ut mettre à plat. Par peur d'0ublier, sans d0ute. Pour me s0uvenir de n0us. P0ur me s0uvenir de t0i.
Et même si t0ut à changé, même si tu ne le sais pas... je t'aime, cr0is-m0i.